Concerts
News
Sons
Videos
Photos
Le Groupe
Contact
Paroles
D-Click > Paroles
PAROLES
A01 : Comme la plupart des gens
"Cette chanson est le première d'une série de 12 qui racontent l’histoire d’un homme ordinaire qui va accomplir une ascension social à corps perdu et sans compromis. L'histoire commence ainsi..."

J’ai abandonné bien vite les rêves d’adolescents,
Ai fait quelques études, mais malheureusement
Pas très doué, pas assidue, j’ai pas le talent
Alors j’ai cherché du boulot
Comme la plupart des gens.

Un TAF à trois sous en poche, pas très intéressant
Je me suis trouvé un petit studio, je crois qu’il était temps
La vie à deux, quel liberté, et ça soulage mes parents
Qui nous réclament tous les week-ends
Comme la plupart des gens.

Un toit, une femme, une voiture, à à peine 22 ans
Envie de transmettre un savoir, envie d’un enfant
Sûr ça remplit un peu la vie, comme ça maintenant
Je sais de quoi parler au boulot …


Comme la plupart des gens
J’ai une vie ordinaire
Remplie de rien.
La vie d’vant moi pourtant
Mais, je ne sais pas quoi en faire
Et ça ne fait rien,
Toute la semaine, Toute la semaine, Toute la semaine
J’attends le week-end


Cinq jours sur sept lorsque je me lève le matin,
Je soupire, je traîne les pieds, dans ma salle de bain.
Fin de semaine toujours pareil faut faire le ravitaillement
Alors direction les magasins
Comme la plupart des gens.

Pour me donner du courage aux retours de vacances
Je pose des congés, et décompte mes jours de présence
Les fins de mois bérézina je galère tout le temps
Et je finis à découvert …


Comme la plupart des gens
J’ai une vie bien réglée
Partition sans fin
qui défile pourtant
Mais, j’ai du mal à délier
Les fils de mon destin
J’me dis quand même , me dis quand même, me dis quand même …


Que l’essentiel est ailleurs
Oui L’essentiel est ailleurs
Mon amour, Mes enfants,
Mes amis, Mes parents

L’essentiel est ailleurs (Parfois j’en doute mais)
L’essentiel est ailleurs
C’est l’amour, simplement,
Entre ces gens que j’aime tant.


Comme la plupart des gens (x4)

Comme la plupart des gens
J’ai une vie ordinaire
Remplie de rien.
J’essaie prendre du bon temps
Je mène une vie pépère
Et ça ne fait rien, Toute la semaine, Toute la semaine, Et le week-end


Parfois je me demande, je m’interroge sur ma vie.
Et cette question m’obsède. Simplement je me dis.
Oh Suis-je vraiment heureux ? (x3)
Oh suis-je ? Oh suis-je ?
Suis-je vraiment heureux ? (x4)
A02 : L’homme aux lunettes de bois
"Imaginez un grand open-space; Une dizaine de personnes; Chacune assise devant leur poste de travail. C'est ici que va se produire un point de rencontre entre deux hommes. Pour l'un deux, rien de bien mémorable; Une chose inutile bien vite oubliée. Pour l'autre, c'est un déclic. Une petite étincelle qui va tout changer; Ce genre d'étincelle qui va embraser sa vie; la sienne, celle de son entourage aussi."

Une atmosphère malsaine
Enfume soudain la pièce.
Une sombre personne est entrée.
Le malaise s’installe
Tandis que cet homme approche.
Il est froid et dé/terminé…

L’homme aux lunettes de bois


A chacun de ces pas
La tension monte d’un cran
Pour qui cet homme s’est-il déplacé ?
Certain perdre leur moyen,
D’autre se presse nerveusement,
Moi bêtement je res te figé…


L’homme aux lunettes de bois
Est grand, froid, impose le respect,
Toujours à l’aise, il n’est jamais troublé.
Force de la nature, sans cesse il fait pression.
Il écrase le petit monde, fait valoir sa seule opinion.
Automate sans sentiment, d’une antipathie légendaire,
Il détourne et manipule, sans en avoir l’air.
Si borné et optu que l’on se demande si
Il a douté de lui une fois dans sa vie.


Soudain l’homme s’arrête.
Il se retourne vers moi.
Son regard croise le mien, je suis désigné.
Trois phrases clairement énoncées
Retentissent dans le calme pesant
Et me rabaisse bien plus bas…
Que jamais.


Il vous analyse dernière ses lunettes comme si elles lui donnaient
Le pouvoir de trouver vos points faibles pour qu’il puisse appuyer
Où ça fait mal
Il vous analyse dernière ses lunettes comme si elles lui donnaient
Le pouvoir de trouver vos points faibles pour qu’il puisse appuyer
Et ça fait mal


Ah, Ah, Ah, l’homme aux lu nettes de bois …
Est grand, froid, impose le respect,
Toujours à l’aise, il n’est jamais troublé.
Force de la nature, sans cesse il fait pression.
Il écrase le petit monde, fait valoir sa seule opinion.
Automate sans sentiment, d’une antipathie légendaire,
Il détourne et manipule, sans en avoir l’air.
Si borné et optu que l’on se demande si
Il a douté de lui une fois dans sa vie.


Tout est brouillé dans ma tête en cet instant suspendu
Mon corps entièrement figé simplement ne répond plus
Dans le chaos mon esprit s’entrechoquent les pensées
Jusqu’à cette lumière qui soudain vient crever l’obscurité

C’est le déclic
A03 : Déclic
Déclic.
Tic tac tic tac déclic
Tic tac boum

Lorsque l’homme aux lunettes de bois s’en est allé.
Un phénomène étrange en moi s’est déclenché.
Un blocage, deux secondes, avant que je respire.
Une détonation intérieure, dans un soupir.

Déclic.
Tic tac tic tac déclic
Tic tac boum

La sensation bizarre comme si je savais
Depuis toujours que cela devait ainsi se passer
Alors qu’une seconde avant ça, je l’ignorais.
Une révélation, un rite de passage forcé.

Déclic.
Tic tac tic tac déclic
Je ne serai jamais
Je ne serai jamais
non plus jamais le même
Je ne serai jamais plus le même
C'est le déclic.
A04 : Billy
"On a tous des amis que l'on connait depuis plus au moins longtemps. A chaque moment de notre vie, on a rencontré des gens avec qui ont a lié des affinités. Pour certain, on les côtoie toujours. Mais ceux qui ont su garder des contacts avec un ami d'enfance savent bien combien c'est différent, combien cela est précieux."

Ça fait longtemps maintenant
Qu’on se connaît lui et moi, vraiment longtemps
Fils d’ouvriers on était du même milieu
Du même quartier, on se comprenait,
Tous les deux.

Dans la cour de l’école,
Ou en chemin on faisait les mêmes cabrioles.
Et contraint d’aller au coin par/fois ensemble.
On était punis pour les mêmes conneries, Tous les deux.

Peu à peu, on a grandi.
Des mêmes choses, on avait envie.
S’amuser, découvrir la vie
Faire la fête, et puis courir après les filles aussi.


Mon ami, Billy, je n’ai qu’un seul ami comme lui.
Ma vie, sans lui, sans ses conseils avertis…
Mon ami, Billy, je ne pourrai vivre sans lui.
Il enrichit ma vie, de toutes ces pitreries…
Et de ces attentions aussi.


Les samedis, les dimanches
Jusqu’à tard dans la nuit, on les passait ensemble.
Même les filles qui ont défilées dans chacune de nos vies
Ne sont pas arrivés, à nous éloigner,
Tous les deux.

Maintenant, oui, c’est un peu différent
On a tous deux, une femme, des enfants
Ce n’est plus la fête et / les jeux d’antan
Mais on se voit quand même assez régulièrement.


Mon ami, Billy, je n’ai qu’un seul ami comme lui.
Ma vie, sans lui, sans ses conseils avertis…
Mon ami, Billy, je ne pourrai vivre sans lui.
Il enrichit ma vie, de toutes ces pitreries…


Même après 6 mois sans s’être vue,
Pas de silence, pas de malentendu.
On parle de tout, nos vies qui continuent.
C’est différent d’avec les autres où l’on ne fait plus :

Que de ressasser sans cesse
Ressasser sans cesse
Ressasser sans cesse
Ressasser sans cesse…


Un ami, comme Billy, c’est sûr…
Y’en a pas deux comme lui.
A05 : Nouveau départ
"Suite au déclic, il fallait réagir et prendre les choses en main. Lui aussi pouvait faire, au moins aussi bien que cet homme aux lunettes de bois. Première étape, après quelques entretiens, changement de décor : Un nouveau travail s'offre à lui."

Aujourd’hui, je me suis réveillé tout existé.
C’est le jour J, l’un des plus importants…
Ma femme m’encourage et me dit tout en souriant
C’est vraiment une belle journée pour tout changer.
… tout changer.

Arrivé à ma nouvelle boite je suis nerveux.
J’voudrais pas tout faire rater. Comprenez,
C’est mon ami Billy qui m’y a fait embauché.
Faudrait pas qu’il regrette son geste généreux


Je prends un nouveau départ.
Ce nouveau travail porte en moi tant d’espoir.
J’ai si besoin d’y croire.
Même si j’ai un peu peur,
De ne pas être à la hauteur,
Je sais que j’en suis capable. Mon heure…
Est venue aujourd’hui.
Les journées sans intérêt sont bien finies ;
Les galères aussi.
De vous à moi je peux
Maîtriser les règles du jeu,
Je suis suffisamment ambitieux,
Pour ne plus être malheureux.


On me fait faire le tour des locaux de l’entreprise
Tout le monde y passe même le patron.
J’ai un bureau, ainsi qu’un téléphone à mon nom.
Moi qui n’étais rien, quelle inattendue surprise.


Je prends un nouveau départ.
Ce nouveau travail porte en moi tant d’espoir.
J’ai si besoin d’y croire.
Même si j’ai un peu peur,
De ne pas être à la hauteur,
Je sais que j’en suis capable. Mon heure…
Est venue aujourd’hui.
Les journées sans intérêt sont bien finies ;
Les galères aussi.
De vous à moi je peux
Maîtriser les règles du jeu,
Je suis suffisamment ambitieux,
Pour ne plus être malheureux.


Au fond de moi, je sens que je peux jouer les grands rôles.
Suffit de sortir la tête des étoiles,
… et de la garder sur les épaules.
A06 : Transformation
"Grâce à son nouveau poste au sein de cette grosse société, où il est maintenant bien intégré, il prend confiance en lui. Mais tout n'est pas gagné pour autant. Il l'a bien compris. Alors il travaille, avec envie, avec effort, et avec dévouement. Il sait qu'il doit encore s'adapter, se remettre en question, apprendre. Mais pas de doute, sa transformation est en marche..."

Depuis que j’ai changé de travail une profonde transformation
Semble en moi s’opérer. Je ne suis plus le même au fond
J’ai pris ma décision : Je ne veux plus être cet homme là
J’ai fais mon choix

J’accepte mes erreurs. Maintenant je suis plus exigeant.
Je n’ai plus vraiment peur de me mettre en avant tout le temps.
Je suis bien décidé à prendre dès aujourd’hui enfin
Mon destin en main.


Je ne suis plus juste vivant
Depuis, je vis, vraiment
Je ne suis plus à moitié mort
Et sans remords,
Je suis plus fort
Je me lève le matin
Sans soupirer, enfin
J’me défonce au boulot,
Et s’il le faut,
Je serais sur ton dos.


Je prends mes décisions seul. Je suis sûr et déterminé.
Je montre mon mécontentement à qui ne / suis pas mon règlement.
J’accuse, je hausse le ton. Et attention que je n’ai pas
A le dire deux fois.


Je crois en moi.
Et compte sur toi.
Pour suivre bêtement ma voix.
Tant que j’ai besoin de toi.
Je suis enfin moi.


Je ne suis plus juste vivant
Depuis, je vis, vraiment
Je ne suis plus à moitié mort
Et sans remords,
Je suis plus fort
La crainte je la sens
Dans le regard des gens
J’ai les dents longues et plus de mors
Et sans efforts…
Oui sans efforts …
…je mords
A07 : Ascension I
"Mais cela ne lui suffit pas, il lui faut grandir, encore et encore. Cela devient primordial pour lui. c'est une drogue, il a besoin de plus. Plus d'adrénaline; Plus de responsabilité; Plus de pouvoir..."

De simple employé de bureau en chef d’équipe.
Je monte toujours plus haut dans la boutique.
Un à un, je gravis les échelons sans me soucier
Du sort des petites gens de la société.

Prenez mon ami Billy, c’est un bon exemple.
Il était pas mal à la traine et sur la mauvaise pente.
J’ai dû le recadrer ferme, mais sans réaction.
On a dû s’en séparer, question de production.

Ne croyez-vous pas que pour moi cela ait été facile
De me détacher de tout ça, de tous ces souvenirs.
Mais, ça fait partie du job, et pour évoluer
Y’a des étapes à franchir, des marches à monter.

Et puis, il n’était plus vraiment le même, il avait changé.
Il ne respectait même plus les règles imposées.
Ma femme dit que c’est moi et pas Billy qui ait changé.
Mais dans la vie, « s’adapter » est une nécessité.


Un jour, je ferai partie de l’élite.
Simplement parce que je le mérite.


Pour plus de commodités, on déménage en centre-ville.
On a les moyens, et la campagne, ça devenait pénible.
Bien-sûr on est loin de la famille et des amis,
Mais que voulez-vous les affaires se font ici.

Pas vraiment le temps revenir très souvent.
Plus tellement l’envie non plus, deux à trois fois par an.
Les dernières fêtes de Noël, on n’est même pas passé.
A peine un petit texto pour dire bonne année.

Je suis conscient de les avoir un peu abandonnés.
Mais il y a des sacrifices à faire, y’a des ponts à couper.
Mes parents appellent parfois, et demandent si je ne suis pas mort.
Mais au font sont quand même fier de ma situation en or.

Lorsque parfois je me sens mieux au boulot qu’à la maison
Alors je traine un peu le soir et évoque une excuse bidon.
Mais tout ça a fini par payer, j’ai aujourd’hui été nommé
Directeur des ressources humaines, le poste que je convoitais.


Aujourd’hui, je fais partie des requins
Simplement parce que je le vaux bien.
A08 : Vengeance
De toutes ces personnes qui bossent dans ma société
Il y en a une que je suis avec grand intérêts
Arrivée peu après moi, elle ne me connait pas
Pourtant nos vies se sont déjà croisaient autrefois

Il porte toujours le même genre de lunettes de bois
Mais il n’a pas progressé aussi vite que moi.
J’ai déjà patienté longtemps : Des semaines, des mois.
Ma rancœur est tenace, et la vengeance est un plat…
Qui se mange froid.


Le plan d’action est en marche.
Et le temps joue pour moi.
A chaque jour qui passe, Je
Joue avec ma proie.


La roue a tourné depuis, et c’est maintenant moi
Qui suis son supérieur, il n’a plus vraiment le choix
Je le suis à la trace, et guette chacun de ces pas.
Je prends plaisir à l’allumer à chaque fois…
A chaque faux pas.


Le plan d’action est en marche.
Et le temps joue pour moi.
Tel un chat qui chasse, Je
Joue avec ma proie.


Je le mets d’abord au placard pour le faire un peu mijoter.
Qu’il se sente bien inutile, et de plus en plus déprimé.
Quand j’aurai envie d’en finir, je le mettrais sur un gros projet
Ambitieux aux impacts critiques, objectifs intenables à la clef.
Comme il ne fera pas l’affaire, annéanti, Ah Ah Ah Ah … je le virerai.


Ma vengeance
Ma vengeance
Ma vengeance
Ma vengeance sera complète !


Ça y est, c’est fait.
A09 : Ascension II
Ma vie est maintenant bien réglée, enfin seul au sommet.
Je jubile, vraiment je prends mon pied. J’ai juste un seul regret.
Mon fils qui a toujours refusé
D’obéir à mon autorité
Et de suivre mon modèle de succès.
De lui je n’éprouve plus aucune fierté.
Il a déserté loin de nos villes, pour des raisons futiles
« Y’a que dans l’humanitaire », dit-il « que je me sens utile ».


Peu importe, peu importe
Je m’en moque


Mal à l’aise à la maison maintenant, ça m’arrive souvent.
Je connais trop bien ce sentiment, ça me rappelle le temps
Le temps d’avant où je n’étais rien.
Alors de réunion, en panne de train,
De repas d’affaire, en entretien,
J’invente des prétextes pour être loin.
Je pars aussi en voyage dé-stress, plus souvent que le business
Ne l’impose et dans ces nuits d’ivresse, des filles pleines de tendresse,
…M’offre leurs fesses


Peu importe, peu importe
Je m’en moque


La seule à rester à mes côtés, après toutes ces années,
C’est elle, ma femme gentille docile et, qui a appris à jouer
Le rôle de la femme modèle.
Je ne sais plus vraiment si je l’aime,
Mais une chose est sûr, j’ai besoin d’elle.
Elle est mon soutient, presque maternel.
Elle s’est faite une raison aujourd’hui, plus rêves, plus d’utopies.
Elle profite juste de son train de vie, en attendant son mari.


Peu importe, peu importe
Je m’en moque
A10 : La lettre (tombe le masque)
Encore u/ne journée à régner sur mon empire
Je rentre à la maison fatigué je respire
Mais tombe le masque quand j’ouvre la porte
Car apparemment aucune trace. Juste une lettre en évidence près du bloc-notes.

S’imprégnant de maquillage (tombe le masque), une larme dérive,
Sillonne lentement, ne tient plus qu’à un fil.
Elle s’élance dans le vide pleine de lucidité
Pour s’étendre vulgairement sur ce bout de papier.


Comme un clown
Triste
Une fois le rideau tombé
Qui retourne
Sur la piste, vide
Voici la dure réalité
Telle une histoire
Banale
S’en n’est fini, elle me quitte
Quel cauchemar
Ça fait mal
Je suis seul, seul et pathétique


Cette teinte rouge et blanche ainsi déposée
N’égaille qu’un court instant ce terrible courrier.
L’encre se trouble et l’on voit de ci de là
Des mots qui saignent.
Je suis en peine,
Aidez-moi.

Je relis une fois de plus, essaie de me convaincre que
le triste constat n’est pas irrémédiable.
Mais rien n’y fait. Difficile à admettre que …
Cette fois ci j’ai / perdu
Qu’a trop pousser / je l’ai définitivement perdu


Comme un clown
Triste
Une fois le rideau tombé
Qui retourne
Sur la piste, vide
Voici la dure réalité
Telle une histoire
Banale
S’en n’est fini, elle me quitte
Quel cauchemar
Ça fait mal
Est-ce un nouveau déclic
A11 : Seul
Seul, couché dans ce lit
Défile le cours de ma vie
Mon cœur n'a-t-il pas supporté
L'absence pour s'est arrêté ?
De ma fenêtre je regarde
Les entrées, les sorties de l'hôpital.
Les gens qui passent, ceux qui bavardent,
Ils sont si banals,
Mais ça fait mal.

Certains les bras chargés,
Certains assez pressés,
Certain joyeux, d'autres tristes,
Mais pour moi, aucune visite.
Personne n'est joyeux ou triste pour moi
Personne ! L'indifférence est là !
Je me plaignais de n'être rien.
Aujourd'hui reconnu de tous, en vain
C'est la fin.


Que faire ?
du reste de ma vie ?
J’ai des moyens mais pas d’envies
Comment m’excuser,
Me faire pardonner

Que faire ?
recontacter Billy ?
Au moins qu’il comprenne ma folie
Je lui expliquerai
Que je suis désolé

Que faire ?
aller retrouver mon fils
Lui dire au combien je suis triste
Avec mon chéquier
Je peux peut-être au moins
… l’aider


Mon amour, mon enfant
Mes amis, et mes parents
Il faut retrouver l’essentiel
Je dois retrouver l’essentiel
A12 : La bête
En cours...
B01 : Insatisfait
Toi, tous les matins, sans fin
Tu râles en prenant ton train, tous les matins
Tu ne vois pas le soleil sur ton chemin.
Il te sourit en vain. Ton ciel à toi est toujours gris
Il te sourit. Et tu gémis sous le poids de ton ennui.
Il te suffit de lever la tête.


Regarde, autour, tu vois
Qu’il y a bien plus malheureux que toi !
Réalise la chance que tu as
De ne pas être né là-bas
Réalise et prends conscience
Que tes misères ne sont qu’insignifiance !
Minuscule goutte d’eau perdue en mer
Ridicule grain de sable dans le désert


Mais, tu te plains, sans fin
C’est toujours le même refrain, oui tu te plains.
D’avoir c’est certain au moins le pire des destins.
Et tes soupirs, un à un, Renforcent encore ton égoïsme,
Tous ces soupirs réduisent à ton seul nombril le malheur et l’abîme.
Ouvre grand tes yeux sur le monde et …


Yallah, Yallah, regarde un peu là-bas
Vois ton quotidien, ce que t’as dans les mains
Plains-toi, plains-toi de tout c’que tu n’as pas
Tu serais plus humain, si tu possédais moins
Toi qui es plus heureux qu’un roi
Les moindres détails de ta vie te donne l’impression quelle est pourrie
Dans ce cocon bien protégé, ton monde hyper sécurisé
Ta vie bien trop confortable, pourquoi, dis pourquoi, t’y sentir misérable ?


Regarde, autour, tu vois
Qu’il y a bien plus malheureux que toi !
Réalise la chance que tu as
De ne pas être né là-bas
Réalise et prends conscience
Que tes misères ne sont qu’insignifiance !
Minuscule goutte d’eau perdue en mer
Ridicule grain de sable dans le désert


Pour comprendre, il faudrait qu’un soir tu croises le désespoir
B02 : Le dormeur du Val (Arthur RIMBAUD)
C’est un trou de verdure où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D’argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c’est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l’herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

Arthur RIMBAUD (1854 – 1891)
Thématiques : D-Click, groupe de rock, groupe de rock lillois, groupe de rock francais, groupe de musique, musicien lille, concert lille, concert metropole lilloise, concert rock lille, agenda concert lille, concert 59, lille, lillois, rock